Énergie

Mise à jour DPE électricité : la valeur verte en euros

Sur un T3 de 68 m² tout électrique classé F à Rennes, affiché 235 000 €, la mise à jour du DPE peut faire remonter la classe. Voici ce que cela change en euros, et ce qui reste une hypothèse.

· 7 min de lecture

Une frise murale stylisée en vectoriel plat affichée sur l'écran d'un ordinateur portable et imprimée sur une feuille posée sur la table

Un T3 de 68 m² à Rennes, chauffage électrique, classé F, affiché à 235 000 €. Le propriétaire a lu que le DPE des logements électriques allait être révisé. Il veut savoir si son bien remonte d'une classe, et ce que ça change sur le prix. Voilà le calcul, avec ses limites.

Le cas : un T3 de 68 m² tout électrique classé F à Rennes, affiché 235 000 €

Le diagnostic actuel et ce qui le classe F

Le logement consomme 395 kWh/m²/an en énergie primaire selon son DPE actuel, chauffage et eau chaude électriques compris. Ce chiffre le place en classe F, dont le seuil haut est fixé à 420 kWh/m²/an. Il se situe dans le haut de la classe F, proche de la limite F/G, et loin du seuil de 330 kWh/m²/an qui sépare la classe E de la classe F. Pour descendre sous ce seuil, il faudrait une baisse d'environ 16 % de la consommation affichée, ce qui suppose une révision significative du coefficient de conversion et non un ajustement marginal du calcul.

En énergie finale, celle qui figure sur la facture, la consommation correspond à environ 237 kWh/m²/an, en appliquant le coefficient de conversion de 0,6 utilisé dans ce calcul pour passer de l'énergie primaire du DPE à l'énergie finale facturée pour l'électricité. C'est ce coefficient réglementaire de conversion, et non le facteur d'électricité discuté dans le débat sur la révision du DPE, qui sert ici à obtenir la facture. Sur 68 m², cela représente environ 16 116 kWh par an, soit environ 3 062 € TTC au prix moyen de l'énergie de 0,19 € le kWh.

Ce que la remontée d'une classe représenterait sur ce prix

Si le mode de calcul du DPE change la manière dont l'électricité est comptée en énergie primaire, la consommation affichée du logement peut baisser sans qu'aucun watt ne soit économisé dans les faits. Le logement peut alors basculer sous les 330 kWh/m²/an et passer en classe E, mais uniquement si la révision du coefficient est suffisamment marquée pour absorber cet écart de 16 %. C'est une hypothèse de méthode, pas une rénovation. Le calcul qui suit part de ce scénario : le bien reste identique, seule l'étiquette change.

Ce que la mise à jour du DPE change pour l'électricité

Le coefficient d'énergie primaire revu à la baisse, en une phrase

Le DPE traduit la consommation en énergie finale en énergie primaire à l'aide d'un coefficient propre à chaque énergie ; pour l'électricité, ce coefficient est régulièrement questionné parce qu'il ne reflète plus la part croissante du nucléaire et des renouvelables dans le mix. Une révision à la baisse de ce coefficient améliore mécaniquement l'étiquette de tous les logements chauffés à l'électricité, sans travaux.

Au jour de la rédaction, aucun arrêté publié ne fixe de nouveau coefficient ni de date d'entrée en vigueur confirmée. Le mécanisme est documenté, la date ne l'est pas. Toute affirmation d'une date précise serait prématurée ; ce texte évite de l'inventer.

Renvoi au calcul détaillé du saut de classe déjà publié

Le détail du mécanisme de calcul, avec les seuils avant et après révision, a déjà été traité dans un article dédié à la réforme du DPE et au chauffage électrique. Ce texte ne le reprend pas et se concentre sur la conséquence en euros pour un bien précis.

Passer de F à E : la valeur verte chiffrée sur les 235 000 €

L'écart de prix observé entre classes selon les données notariales, converti en euros

Les études notariales sur la valeur verte, construites à partir des ventes signées, mesurent régulièrement un écart de prix entre logements de classes voisines, à caractéristiques comparables. Cet écart varie selon les régions et les périodes, et se situe le plus souvent entre 3 % et 8 % du prix pour un saut de classe F vers E dans l'ancien.

Sur les 235 000 € de ce T3, une fourchette de 3 % à 8 % représente entre 7 050 € et 18 800 €. Le milieu de fourchette, à 5 %, donne 11 750 €. Ce ne sont pas des montants garantis pour ce bien : ce sont des écarts moyens mesurés sur un ensemble de transactions comparables, que ce texte applique par prudence à titre d'ordre de grandeur.

Pourquoi ce gain est un ordre de grandeur, pas une garantie

L'écart de valeur verte est une moyenne statistique. Il agrège des biens dont la situation, l'état, la copropriété et la tension du marché local diffèrent. Un acheteur négocie sur le bien qu'il a devant lui, pas sur une moyenne nationale ou régionale. Le chiffre de 11 750 € donne un ordre de grandeur pour situer une discussion de prix, pas un montant à réclamer ou à concéder tel quel.

Ce que le saut de classe débloque : location et marge de négociation

Sortir du statut de passoire et lever l'interdiction de louer

Le calendrier d'interdiction de mise en location vise la classe G depuis 2025, la classe F à partir de 2028, puis la classe E à partir de 2034. Un T3 classé F et destiné à la location reste dans la fenêtre d'interdiction programmée pour 2028 tant qu'il n'a pas changé de classe. S'il bascule en E grâce à la révision du coefficient, il sort de cette échéance 2028, mais reste concerné par celle de 2034.

Pour un logement occupé par son propriétaire, ce changement de classe n'a pas d'effet sur le droit d'occupation : l'interdiction de louer ne s'applique qu'à la mise en location, pas à la résidence principale du propriétaire.

Ce que l'acheteur peut opposer au vendeur avant que la réforme s'applique

Tant que le nouveau coefficient n'est pas publié, le DPE en vigueur au moment de la vente reste celui qui classe le bien en F. Un acheteur négocie sur ce diagnostic-là, pas sur une hypothèse de révision à venir. Il peut faire valoir le coût prévisible de la mise aux normes 2028 si le bien reste en F, et demander qu'un futur DPE post-révision soit produit avant la signature si le calendrier le permet. Un vendeur peut de son côté attendre la publication du nouveau coefficient avant de vendre, si son bien est proche du seuil comme celui-ci.

Récapitulatif : ce qui s'applique à ce T3, et ce qui ne s'applique pas

  • S'applique : une consommation de 395 kWh/m²/an en énergie primaire actuelle, dans le haut de la classe F, proche du seuil de 420 kWh/m²/an séparant F et G
  • S'applique : un scénario de passage en classe E si la consommation recalculée descend sous 330 kWh/m²/an, ce qui suppose une baisse d'environ 16 % du chiffre affiché, donc une révision significative du coefficient et non un simple ajustement
  • S'applique : un ordre de grandeur de valeur verte entre 7 050 € et 18 800 € sur 235 000 €, soit 3 % à 8 %, à traiter comme une fourchette et non un montant garanti
  • S'applique : la sortie de l'échéance 2028 de l'interdiction de louer si le bien passe en E, l'échéance 2034 restant, elle, applicable
  • Ne s'applique pas : une date d'entrée en vigueur d'un nouveau coefficient, faute d'arrêté publié à ce jour
  • Ne s'applique pas : un gain de valeur certain ou individualisé pour ce bien précis, la valeur verte étant une moyenne statistique
  • Ne s'applique pas : un effet sur le droit d'occupation du propriétaire occupant, l'interdiction de louer ne visant que la mise en location

Ce que ce calcul ne dit pas

Ce calcul ne mesure ni l'état réel de l'isolation du logement, ni la qualité de la ventilation, ni l'état de la copropriété si le bien en fait partie. Il ne dit rien de la tension du marché rennais sur ce type de bien à cette date, ni de la motivation du vendeur à céder ou non sur le prix. Il ne préjuge pas non plus du contenu exact d'un futur arrêté, puisqu'aucun texte n'est publié à ce jour.

Ce qu'il faut vérifier avant de signer

  1. 1.Faire réaliser un DPE à jour par un diagnostiqueur certifié au moment de la négociation, plutôt que de se fier à un DPE ancien ou à une hypothèse de révision non encore en vigueur
  2. 2.Demander au diagnostiqueur ou consulter l'ADIL du département pour connaître l'état exact des textes réglementaires applicables à la date de la vente
  3. 3.Faire vérifier par le notaire, avant signature, que les diagnostics obligatoires fournis sont conformes à la réglementation en vigueur à la date de l'acte, et non à une réforme annoncée mais non encore publiée

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Sources

  1. Diagnostic de performance énergétique (DPE) service-public.gouv.fr, 15 janvier 2026
  2. Audit énergétique en cas de vente d'une passoire thermique service-public.gouv.fr, 3 novembre 2025
  3. Diagnostics à fournir en cas de vente service-public.gouv.fr, 22 septembre 2025
  4. Légifrance, le service public de la diffusion du droit Légifrance, 1 août 2026
  5. Demandes de valeurs foncières (DVF) data.gouv.fr, 1 avril 2026

Cet article a été rédigé puis publié automatiquement par un système d'intelligence artificielle à partir des sources vérifiées citées ci-dessus sans que cela nuise à l'intérêt ou à la qualité de ce contenu. Toutefois si vous relevez une erreur factuelle, merci de nous la signaler.

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