Achat et frais
Calculateur de frais de notaire
Les frais de notaire représentent environ 8 % du prix dans l'ancien depuis la hausse des droits de mutation d'avril 2025, contre 2 à 3 % dans le neuf. Ce calculateur en donne le détail poste par poste, et montre la part réellement perçue par le notaire — bien plus faible qu'on ne le croit.
Frais de notaire
20 324 €
8,13 % du prix
- Droits de mutation78 %
- Émoluments14 %
- Sécurité immobilière1 %
- Débours7 %
- Droits de mutation
- 15 800 €
- perçus pour le compte de l'État et du département
- Émoluments du notaire
- 2 874 €
- TTC, seule part réellement perçue par l'étude
- Contribution de sécurité immobilière
- 250 €
- Débours et formalités
- 1 400 €
- Budget total de l'acquisition
- 270 324 €
- Économie liée au mobilier
- 0 €
Ce que cela signifie
Comptez 20 324 € de frais de notaire, soit 8,13 % du prix. Prévoyez cette somme en apport : les banques la financent rarement.
Contrairement à ce que le nom laisse croire, le notaire ne garde que 2 874 € — soit 14 % du total. Le reste part aux impôts et aux collectivités.
Dans le neuf, les mêmes frais tomberaient à 6 311 €, soit 14 013 € de moins.
Si vous êtes primo-accédant, vous échappez à la majoration votée par votre département : les frais tombent à 19 049 €, soit 1 275 € d'économie. Vérifiez votre éligibilité auprès du notaire.
Calcul gratuit et sans inscription : vos montants restent dans votre navigateur. Barèmes vérifiés au 27 juillet 2026.
Ce que les « frais de notaire » recouvrent réellement
L'expression est trompeuse : plus de 80 % de la somme part aux impôts, pas au notaire. Les droits de mutation à titre onéreux, perçus pour le compte du département, de la commune et de l'État, constituent l'essentiel du montant.
Les émoluments du notaire, eux, sont fixés par décret selon un barème dégressif par tranches. Sur un bien à 250 000 €, ils représentent environ 2 400 € TTC, soit moins de 1 % du prix.
S'y ajoutent la contribution de sécurité immobilière, destinée au service de la publicité foncière, et les débours : les sommes avancées par le notaire pour obtenir les documents d'urbanisme, l'état hypothécaire ou le cadastre.
Trois leviers légaux pour les réduire
Déduire le mobilier. Cuisine équipée, électroménager, meubles sur mesure : leur valeur, si elle est détaillée dans une liste chiffrée et justifiable, échappe aux droits de mutation. Sur 8 000 € de mobilier, l'économie atteint environ 600 €.
Faire porter la commission d'agence à l'acquéreur. Dans ce montage, la commission n'entre pas dans l'assiette des droits de mutation. À prix net vendeur identique, l'économie est réelle.
Négocier la remise sur émoluments. Au-delà de 100 000 €, le notaire peut consentir une remise pouvant aller jusqu'à 20 % sur la part de ses émoluments correspondant à la tranche supérieure. Elle n'est jamais proposée spontanément.
Questions fréquentes
Peut-on emprunter les frais de notaire ?
C'est possible mais rare : cela revient à emprunter plus que la valeur du bien, ce qui expose la banque en cas de revente rapide. Elle exigera alors un dossier solide. La règle reste que les frais de notaire se financent par l'apport personnel.
Pourquoi les frais sont-ils si bas dans le neuf ?
Parce que la vente d'un logement neuf est soumise à la TVA à 20 %, incluse dans le prix affiché. Pour éviter une double taxation, les droits de mutation sont ramenés à environ 0,7 %, ce qui fait tomber le total autour de 2 à 3 %.
Les frais de notaire sont-ils négociables ?
Les droits de mutation et la contribution de sécurité immobilière, non : ce sont des taxes. Seuls les émoluments peuvent faire l'objet d'une remise, et uniquement sur la fraction du prix dépassant 100 000 €.
Qui paie les frais de notaire ?
L'acquéreur, dans l'immense majorité des ventes. Une clause de « frais partagés » ou d'« acte en main » peut prévoir autre chose, mais elle reste exceptionnelle et doit être négociée avant le compromis.
Quand faut-il les payer ?
Le notaire appelle les fonds quelques jours avant la signature de l'acte authentique. Un ajustement intervient dans les mois suivants : le montant provisionné étant estimatif, un remboursement du trop-perçu est fréquent.