Financement
Simulateur de prêt relais
Le prêt relais permet d'acheter avant d'avoir vendu. La banque avance une partie de la valeur du bien que vous détenez encore, et vous remboursez à la vente. Le risque n'est pas le taux, qui court sur quelques mois : c'est que la vente traîne, ou se fasse plus bas que prévu.
Montant du prêt relais
115 000 €
avance de 70 %, dette déduite
- Prêt relais36 %
- Prêt complémentaire64 %
- Intérêts du relais
- 4 830 €
- sur 1 an
- Prêt complémentaire
- 205 000 €
- prêt amortissable à souscrire en plus
- Charge mensuelle pendant le relais
- 1 168 €
- Trésorerie après la vente
- 70 170 €
- au prix estimé, relais et ancien prêt soldés
- Trésorerie si vente à −10 %
- 45 170 €
Ce que cela signifie
La banque avance 175 000 €, soit la quotité appliquée à l'estimation. Une fois vos 60 000 € de capital restant dû retirés, il vous reste 115 000 € à injecter dans le nouvel achat.
Le relais coûte 4 830 € d'intérêts sur 1 an. C'est le prix de la tranquillité : acheter sans avoir vendu.
En franchise totale, vous ne payez rien pendant le relais, mais les intérêts s'accumulent et tombent d'un bloc à la vente. C'est confortable en trésorerie, jamais gratuit.
Pendant la double détention, comptez 1 168 € par mois, auxquels s'ajoutent les charges et la taxe foncière des deux logements.
Même en vendant 10 % sous l'estimation, il vous resterait 45 170 € après remboursement du relais. L'opération encaisse le choc.
Le relais n'a pas de terme négociable : passé 24 mois, la banque peut exiger la vente, au besoin en baissant le prix elle-même. Mettez le bien en vente avant de signer, pas après.
Calcul gratuit et sans inscription : vos montants restent dans votre navigateur. Barèmes vérifiés au 27 juillet 2026.
Comment la banque calcule ce qu'elle avance
La banque part de la valeur estimée de votre bien, y applique une quotité de 50 à 80 % selon sa prudence et la liquidité du marché local, puis retire le capital restant dû sur le prêt en cours. Ce qui reste est le montant du relais.
Cette décote n'est pas une marge commerciale : c'est la protection de la banque contre une vente moins favorable que prévu. Une estimation d'agence optimiste ne fait donc pas monter l'avance, elle fait seulement monter votre déception.
Deux formules coexistent. En franchise totale, vous ne payez rien pendant le relais et réglez les intérêts en une fois à la vente. En franchise partielle, vous payez les intérêts chaque mois et seul le capital attend la vente. La première soulage la trésorerie, la seconde coûte moins cher.
Le vrai risque : la vente qui n'arrive pas
Un prêt relais dure douze mois, renouvelables une fois. Passé ce terme, la banque peut exiger la vente, et un vendeur contraint par une échéance bancaire n'est plus en position de négocier.
Le scénario à simuler n'est donc pas celui du prix espéré, mais celui du prix bradé. Si votre bien part 10 ou 15 % sous l'estimation, la vente couvre-t-elle encore l'ancien prêt et le relais ? Si la réponse est non, la différence sortira de votre poche, au moment où vous en aurez le moins.
La parade la plus efficace n'est pas financière : mettez le bien en vente avant de signer le compromis sur le nouveau. Un mois de recul sur le marché réel vaut mieux que toutes les estimations.
Questions fréquentes
Quelle est la durée maximale d'un prêt relais ?
Douze mois, renouvelables une fois, soit vingt-quatre mois au total. Au-delà, la banque n'a plus d'obligation de proroger et peut demander le remboursement, ce qui contraint à vendre au prix du marché immédiat.
Que se passe-t-il si je ne vends pas à temps ?
Les solutions existent mais coûtent cher : transformation du relais en prêt amortissable, mise en location du bien invendu, ou vente à un marchand de biens avec une décote importante. Toutes dégradent l'opération. C'est pourquoi la simulation d'une vente décotée doit précéder la signature, pas la suivre.
Le prêt relais entre-t-il dans le taux d'endettement ?
Oui, et c'est ce qui bloque de nombreux dossiers. En franchise totale, la banque ne compte pas de mensualité de relais mais tient compte du capital avancé dans son analyse de risque. Le prêt complémentaire, lui, pèse pleinement dans les 35 %.
Peut-on éviter le prêt relais ?
Oui, par une vente en cascade : le compromis d'achat comporte une condition suspensive de vente de votre bien. C'est gratuit et sans risque, mais peu de vendeurs l'acceptent sur un marché tendu, car ils font dépendre leur propre calendrier du vôtre.