Analyse d'annonce
Acheter un T3 à Lyon à 290 000 € : le budget total en 2026
Trois T3 lyonnais de 64 à 69 m², de 255 000 à 315 000 €. Sur le bien médian à 290 000 €, le calcul complet : frais de notaire, mensualité sur 20 et 25 ans, revenu nécessaire pour tenir 35 %.
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Trois annonces, un même quartier lyonnais, une même typologie : T3 de 64 à 69 m², prix affichés entre 255 000 € et 315 000 €. Le prix au m² varie de 3 986 € à 4 565 € selon le bien. On prend celui du milieu, on le passe au moteur de calcul jusqu'au bout, et on regarde ce que ça coûte vraiment — pas seulement le prix affiché.
Le cas : trois T3 lyonnais de 64 à 69 m², de 255 000 à 315 000 €
Les trois biens en chiffres : prix, surface, étage, prix au m²
Premier bien : 64 m², étage 1, 290 000 €, soit 4 531 € par m². Deuxième : 69 m², rez-de-chaussée, 275 000 €, soit 3 986 € par m². Troisième : 69 m², étage 3, 315 000 €, soit 4 565 € par m². Même code commune (INSEE 69123), même fourchette de surface, écarts de prix au m² qui vont du simple à presque 1,15 fois plus cher.
Pourquoi on retient le bien médian à 290 000 € (64 m², étage 1)
Le bien à 290 000 € se situe entre les deux autres en prix total et sert de cas de référence pour le calcul de budget. Il ne s'agit pas de désigner le meilleur des trois — un prix au m² plus élevé ou plus bas ne dit rien à lui seul sur l'état du bien, sa luminosité ou sa copropriété. L'écart de prix au m² entre ces trois annonces a déjà été traité en détail dans un article dédié à la dispersion des prix à Lyon ; ici, l'objectif est différent : chiffrer le budget total d'un achat, du prix affiché à la mensualité.
Aucune classe énergétique dans la source : le DPE reste à demander
Aucune des trois annonces ne mentionne de classe énergétique. Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est pourtant obligatoire avant la signature du compromis de vente. Faute de cette donnée, aucun coût de rénovation ni aucun risque de gel locatif ne peut être chiffré ici. Ce point est repris plus loin, et il conditionne une partie du budget réel.
Frais d'acquisition sur 290 000 € à Lyon en 2026
Le calcul détaillé : droits de mutation, émoluments, débours
Sur 290 000 €, au taux global majoré de 6,32 % applicable dans le Rhône, les droits de mutation à titre onéreux (DMTO) représentent 18 324 €. Ce taux se décompose en part départementale à 5,00 %, taxe de publicité foncière communale à 1,20 %, et frais d'assiette et de recouvrement à 0,1185 % du prix — soit respectivement 14 500 €, 3 480 € et 344 € sur ce montant.
S'ajoutent la contribution de sécurité immobilière, 0,1 % du prix, soit 290 € ; les émoluments du notaire, calculés par tranches sur le barème proportionnel — 3,87 % jusqu'à 6 500 €, 1,596 % de 6 500 à 17 000 €, 1,064 % de 17 000 à 60 000 €, 0,799 % au-delà — ce qui donne 2 714 € HT sur 290 000 € ; la TVA à 20 % sur ces émoluments, soit 543 € ; et un forfait moyen de débours et formalités de 1 400 €.
Total des frais d'acquisition, au taux majoré : environ 23 271 € (18 324 € de DMTO, 290 € de contribution de sécurité immobilière, 2 714 € d'émoluments HT, 543 € de TVA, 1 400 € de débours). Rapporté au prix, cela représente un peu plus de 8 % du montant affiché — un ordre de grandeur qui grimpe vite quand on l'exprime en euros plutôt qu'en pourcentage.
La majoration départementale des DMTO dans le Rhône et son exclusion primo-accédant
L'article 116 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 autorise les départements à porter la part départementale des droits de mutation au-delà de 4,50 %, dans la limite de 5 %, pour les actes passés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028. Le Rhône a activé cette majoration, ce qui porte le taux global à 6,32 % au lieu de 5,81 %.
Le B du II de ce même article exclut de la majoration l'acquisition d'une première propriété destinée à la résidence principale de l'acquéreur, au sens du I de l'article L. 31-10-3 du code de la construction et de l'habitation — la définition retenue pour le prêt à taux zéro. Un primo-accédant qui achète ce T3 comme résidence principale et n'a pas été propriétaire de sa résidence principale au cours des deux dernières années reste donc au taux standard de 5,81 %, et non 6,32 %.
Sur 290 000 €, cette différence de taux représente 1 485 € : le DMTO au taux standard se décompose en 13 050 € de part départementale (4,50 %), 3 480 € de taxe de publicité foncière communale et 309 € de frais d'assiette (0,1067 % du prix), soit 16 839 € au total, contre 18 324 € au taux majoré.
L'éligibilité à cette exclusion se vérifie au cas par cas et se confirme avec le notaire, pas sur la base d'une hypothèse.
Le total en euros, ajouté au prix affiché
Pour un acheteur qui ne bénéficie pas de l'exclusion primo-accédant, le budget total s'établit à 313 271 € (290 000 € de prix, plus 23 271 € de frais). Pour un primo-accédant éligible à l'exclusion, le total des frais tombe à 21 786 € (16 839 € de DMTO, 290 €, 2 714 €, 543 €, 1 400 €), soit un budget total de 311 786 €. L'écart tient en un seul facteur : le taux départemental appliqué à la même transaction.
Mensualité et revenu nécessaire pour tenir 35 %
La mensualité sur 20 ans et sur 25 ans, hors assurance
Sur un emprunt de 290 000 € — en supposant un financement intégral du prix, frais annexes financés à part ou apportés en cash — la mensualité varie fortement selon la durée. Sur 20 ans, à un taux d'intérêt de 3,5 % hors assurance, la mensualité s'établit autour de 1 682 €. Sur 25 ans, au même taux, elle descend à environ 1 452 €. Ces montants sont hors assurance emprunteur, calculée séparément.
Avec l'assurance emprunteur au taux moyen de 0,34 % du capital initial par an, soit 986 € par an ou 82 € par mois sur 290 000 €, la mensualité totale atteint environ 1 764 € sur 20 ans et 1 534 € sur 25 ans.
Le revenu mensuel minimum pour rester sous 35 % d'endettement
Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) recommande un taux d'endettement maximum de 35 %, assurance comprise, sur une durée maximale de 25 ans. Pour une mensualité assurance comprise de 1 764 € (durée 20 ans), il faut un revenu mensuel net d'au moins 5 040 € pour rester sous ce seuil. Pour une mensualité de 1 534 € (durée 25 ans), le revenu minimum requis descend à environ 4 383 €.
Ce revenu s'entend hors autres charges de crédit en cours. Un foyer avec un crédit auto ou un autre prêt immobilier verrait ce seuil de revenu augmenter d'autant.
L'écart de coût total du crédit entre les deux durées
Sur 20 ans, le coût total des intérêts s'élève à environ 113 680 € (mensualité hors assurance de 1 682 € sur 240 mois, moins le capital de 290 000 €). Sur 25 ans, ce coût grimpe à environ 145 600 €. Allonger la durée de 5 ans réduit la mensualité de 230 € par mois environ, mais coûte environ 31 920 € de plus en intérêts sur la durée totale du prêt.
Ce que l'étage et l'absence de DPE changent au budget
Rez-de-chaussée, étage 1 : ce que la source dit et ne dit pas
La source indique l'étage — 1 pour le bien retenu, rez-de-chaussée et étage 3 pour les deux autres — sans détailler l'exposition, la vue ni le vis-à-vis. Un étage bas peut signifier moins de luminosité ou plus de nuisances sonores de rue ; un étage élevé sans ascenseur mentionné pose la question de l'accès. Aucun de ces éléments n'entre dans le calcul de budget : ils relèvent d'une visite, pas d'un tableau de chiffres.
Le coût d'une remise à niveau énergétique reste inconnu tant que le DPE manque
Sans classe énergétique communiquée, il est impossible de chiffrer un coût de travaux de rénovation, une facture énergétique prévisionnelle ou un risque d'interdiction de location future. Le calendrier réglementaire d'interdiction de mise en location vise l'étiquette G depuis 2025, l'étiquette F à partir de 2028 et l'étiquette E à partir de 2034 — mais cette contrainte ne concerne que la location, pas l'occupation en résidence principale. Pour un achat destiné à être habité, l'enjeu reste la facture d'énergie et la valeur de revente, deux éléments qui ne peuvent pas être estimés ici faute de DPE.
Récapitulatif : ce qui s'applique à ce cas, ce qui ne s'applique pas
- S'applique : DMTO au taux majoré de 6,32 % dans le Rhône, soit 18 324 € sur 290 000 € (14 500 € + 3 480 € + 344 €), pour un acheteur non primo-accédant ou n'achetant pas sa résidence principale.
- S'applique, sous condition : taux standard de 5,81 % (16 839 €, soit 1 485 € de moins) pour un primo-accédant achetant sa première résidence principale, au sens de l'article L. 31-10-3 du CCH — à faire confirmer par le notaire.
- S'applique : total des frais d'acquisition d'environ 23 271 € au taux majoré, soit un budget total de 313 271 € pour un achat à 290 000 €.
- S'applique : mensualité assurance comprise d'environ 1 764 € sur 20 ans ou 1 534 € sur 25 ans, pour un financement intégral de 290 000 €.
- S'applique : revenu mensuel net minimum d'environ 5 040 € (20 ans) ou 4 383 € (25 ans) pour tenir le seuil de 35 % du HCSF.
- Ne s'applique pas : aucune donnée de classe énergétique ou de DPE — absente de la source, à obtenir séparément.
- Ne s'applique pas : aucun coût de travaux, de copropriété ou de charges — non chiffré dans cette analyse.
- Ne s'applique pas : l'analyse de dispersion des prix au m² entre les trois biens, déjà traitée dans un article dédié.
Ce que ce calcul ne dit pas
Ce calcul ne dit rien de l'état réel du bâti, de la qualité de l'isolation, ni de la santé financière de la copropriété. Il ne mesure pas la tension du marché local ni la marge de négociation éventuelle sur le prix affiché. Il ne prend pas en compte l'apport personnel, qui réduirait mécaniquement le montant emprunté et donc la mensualité, ni un taux d'intérêt qui varie selon le profil emprunteur et les conditions du moment. Il ne dit pas non plus si 290 000 € est un prix justifié pour ce bien précis : seul un professionnel qui visite le logement peut en juger.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer
Réclamer le DPE et les diagnostics obligatoires
Avant toute signature de compromis, demandez le dossier de diagnostics techniques complet, DPE inclus. C'est une obligation du vendeur, pas une faveur. Sans ce document, aucune estimation de facture énergétique ni de travaux n'est fiable.
Vérifier les charges de copropriété et les travaux votés
Demandez les trois derniers procès-verbaux d'assemblée générale, le montant des charges courantes, et l'existence d'un plan pluriannuel de travaux ou d'un diagnostic technique global. Des travaux votés mais non encore appelés peuvent représenter plusieurs milliers d'euros à la charge du futur propriétaire.
Confirmer l'éligibilité à l'exclusion DMTO et faire chiffrer les frais par le notaire
L'exclusion de la majoration départementale pour le primo-accédant en résidence principale dépend de critères précis — notamment l'absence de propriété de résidence principale au cours des deux années précédentes. Seul le notaire peut confirmer cette éligibilité et établir le montant exact des frais d'acquisition pour ce dossier.
Estimez le budget total de votre achat, frais et mensualité compris
Sources
- Frais de notaire : de quoi s'agit-il ? — service-public.gouv.fr, 1 janvier 2025
- Je veux obtenir un crédit immobilier — service-public.gouv.fr, 1 janvier 2025
- LOI n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025, article 116 — Légifrance, 14 février 2025
- Diagnostic de performance énergétique (DPE) — service-public.gouv.fr, 1 janvier 2025
- Diagnostics à fournir en cas de vente — service-public.gouv.fr, 1 janvier 2025
- Frais de notaire : les droits de mutation augmentent dans certains départements — service-public.gouv.fr, 1 mars 2025
Cet article a été rédigé puis publié automatiquement par un système d'intelligence artificielle à partir des sources vérifiées citées ci-dessus sans que cela nuise à l'intérêt ou à la qualité de ce contenu. Toutefois si vous relevez une erreur factuelle, merci de nous la signaler.