Marché
Un T2 acheté 245 k€ à Colombes en 2021 est-il vendable aujourd'hui entre 220 et 230 k€ ?
Le cas, tel qu'il nous est posé
- T2 acheté 245 000 € à Colombes en 2021, avec 28 000 € d'apport.
- Prêt à 1,05 %, soit 217 000 € empruntés. Durée non précisée : les calculs sont faits sur vingt et vingt-cinq ans.
- Prix de revente envisagé par l'internaute : 220 000 à 230 000 €.
- Trois défauts décrits : un boulevard bruyant, un sanibroyeur signalé au compromis, une toiture et un ravalement à voter en assemblée.
- Non précisés, et déterminants : la surface, la rue, et le montant voté ou devisé pour les travaux.
La réponse courte
Oui, et votre fourchette correspond tout à fait aux prix actuels du marché. Les appartements de Colombes ont perdu 8,2 % entre 2021 et 2025, ce qui ramène les 245 k€ à 224 910 €. Mais c'est le prix d'un appartement moyen, et sur les trois défauts que vous décrivez, un seul peut en affecter le prix de vente : le devis de toiture et de ravalement.
Publié le — chiffres arrêtés au
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Votre fourchette n'est pas une concession à la conjoncture : c'est, à quelques milliers d'euros près, ce que donne la mesure du marché de Colombes appliquée à votre achat. La question utile n'est donc pas de savoir si 220 000 € est atteignable, mais ce que vos trois défauts retirent à ce chiffre — et lequel des trois se répare avant la vente.
Ce que valent vos 245 000 € de 2021, mesuré sur les ventes de Colombes
Les statistiques DVF de la DGFiP enregistrent 4 097 ventes d'appartements à Colombes entre janvier 2021 et décembre 2025. Le prix moyen au mètre carré y passe de 5 536 € en 2021 à 5 084 € en 2025, soit 8,2 % de baisse. Appliquée à votre prix d'achat, elle ramène 245 000 € à 224 910 €.
Une variation, et jamais un niveau : c'est volontaire. La moyenne communale mélange les studios et les cinq-pièces, et les petites surfaces s'y vendent plus cher au mètre carré, si bien que comparer votre prix à cette moyenne ne dirait rien de votre T2. La variation entre deux années, elle, s'applique à votre bien quelle que soit sa taille.
Ce n'est pas Colombes qui a baissé, c'est votre taux qui a disparu
Votre propre prêt en est la démonstration la plus nette. 217 000 € à 1,05 % sur vingt ans font 1 003 € par mois hors assurance. La même mensualité, au taux moyen actuel de 3,3 % sur la même durée, ne porte plus que 176 015 € : 40 985 € de moins.
L'acheteur qui visitera votre appartement dispose donc de près d'un cinquième de budget en moins que vous en 2021, à effort mensuel identique. Les 8,2 % mesurés à Colombes ne sont que la traduction de cet écart dans les prix signés. Le coût d'entrée a monté une seconde fois : les Hauts-de-Seine ayant voté la majoration des droits de mutation, un acheteur qui n'est pas primo-accédant paie 6,32 % là où vous avez payé 5,81 %, soit 1 148 € de frais en plus sur 225 000 €.
Ce taux de 1,05 % fait partie de ce que vous vendez. Il ne suit pas sur un autre logement, sauf clause de transfert de prêt dans votre offre. Ressortez cette offre avant de faire estimer le bien : la clause, et la durée exacte, décident de la suite plus sûrement que le prix affiché.
Le boulevard est déjà dans le prix que vous avez payé
Le bruit n'est pas un défaut apparu depuis. Il était là à la visite de 2021, et le vendeur d'alors l'a répercuté comme vous le répercuterez. Il ne se déduit donc pas une seconde fois des 224 910 €, sauf si vous aviez payé ce bien au prix du calme.
Nos données mesurent l'amplitude de ce genre d'écart sans pouvoir isoler une rue. Colombes compte 47 sections cadastrales cotées : la moins chère se situe à 4 742 € le mètre carré au premier décile, la plus chère à 6 032 € au neuvième, soit 27,2 % d'écart. Sur 44 m², cela fait 57 090 € entre un secteur et l'autre. C'est l'ordre de grandeur de ce que l'emplacement pèse dans cette commune, pas la mesure de votre façade.
Un point pratique vous concerne en revanche : aucun diagnostic obligatoire ne mesure le bruit routier. L'acheteur le découvre à la visite, ou plus tard — et s'il le découvre après le compromis, il se rétracte sans motif dans les dix jours, au titre de l'article L. 271-1 du code de la construction et de l'habitation. Faites donc visiter aux heures de pointe : une rétractation coûte six semaines de calendrier.
La toiture et le ravalement se déduisent, et personne ne sait encore de combien
C'est le seul des trois sujets qui déplace réellement votre prix, et le seul dont le montant ne se déduit d'aucune moyenne. Un acheteur retranche ce qu'annonce un devis, pas ce que suggère une tendance communale.
La règle de répartition est posée par l'article 6-2 du décret du 17 mars 1967 : les provisions pour dépenses hors budget prévisionnel sont dues par celui qui est copropriétaire au moment où l'appel de fonds devient exigible. Ce texte n'est pas d'ordre public, et le notaire prévoit presque toujours une clause contraire dans le compromis. La répartition se négocie donc — sur un montant, qu'il faut avoir en main.
Ne comptez pas sur le fonds de travaux pour l'absorber. Pour 44 m² dans un immeuble avec ascenseur, nos barèmes situent les charges annuelles entre 792 € et 1 408 €. La cotisation minimale au fonds vaut 5 % du budget prévisionnel, soit environ 55 € par an et 275 € en cinq ans, face à une toiture et un ravalement. L'article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 impose bien un second plancher, 2,5 % du montant des travaux inscrits au plan pluriannuel — mais seulement si votre copropriété en a adopté un.
Trois documents à réclamer au syndic avant d'afficher un prix : le procès-verbal de la dernière assemblée générale, le plan pluriannuel de travaux s'il existe, et le montant voté ou devisé pour la toiture et la façade. Sans eux, vous fixerez un chiffre que le premier acheteur sérieux corrigera, et vous le corrigerez alors en position de faiblesse.
Le sanibroyeur : l'amende vaut 450 €, la décote coûte bien plus
Vous avez nommé les deux autorisations qui existent réellement. Elles ne pèsent pas le même poids.
- Côté sanitaire, l'article 47 du règlement sanitaire départemental des Hauts-de-Seine n'admet ce dispositif dans l'ancien qu'à titre exceptionnel, dans un logement totalement démuni de cabinet d'aisances faute de possibilité technique de raccordement, et après avis de l'autorité sanitaire. Il exige aussi un raccordement direct sur une canalisation d'eaux vannes suffisamment dimensionnée et ventilée, sans aucune partie ascendante.
- Côté copropriété, le branchement touche une partie commune : il relève de l'autorisation d'assemblée générale prévue au b de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965, à la majorité des voix de tous les copropriétaires.
- Côté sanction, une infraction au règlement sanitaire départemental est une contravention de troisième classe, soit 450 € au maximum. Le risque n'est pas là.
Le risque est l'action en remise en état. L'article 42 de la loi du 10 juillet 1965 renvoie à l'article 2224 du code civil : cinq ans à compter du jour où le demandeur a connu les faits, un point de départ apprécié cas par cas. Une réserve sérieuse s'y attache : selon que le juge qualifie la demande de personnelle ou de réelle, le délai est de cinq ans ou de trente. Ne présentez donc jamais la prescription comme acquise à votre acheteur.
Le mot exact de votre compromis compte aussi. « Installation signalée » n'est pas « installation autorisée » : la mention vous a protégé du reproche de l'avoir dissimulée, elle n'a rien régularisé. Vous devrez la signaler à votre tour, dans les mêmes termes.
Il y a mieux à faire, et le calendrier s'y prête. La même assemblée générale votera la toiture et le ravalement : faites inscrire à son ordre du jour une résolution de régularisation du branchement. Une autorisation votée transforme un point de négociation ouvert en ligne de procès-verbal. Vérifiez d'abord le raccordement — eaux vannes et non eaux ménagères, aucune partie ascendante — car c'est ce que le syndic regardera.
L'option que votre taux rend crédible : ne pas vendre maintenant
Le loyer d'annonce relevé par l'ANIL à Colombes s'établit à 23,54 € le mètre carré au troisième trimestre 2025, charges comprises. Pour 44 m², cela fait 1 036 € par mois, contre une mensualité de 1 003 € sur vingt ans, ou de 823 € sur vingt-cinq. Le loyer couvre l'échéance.
Ce n'est pas un rendement, c'est un sursis : la taxe foncière, les charges non récupérables et votre quote-part de travaux restent à votre charge, et le bruit qui gêne un acheteur gêne aussi un locataire. Mais louer deux ou trois ans permet de voter les travaux, de les faire faire, et de vendre un immeuble ravalé plutôt qu'un chantier annoncé. C'est la seule manœuvre qui transforme votre pire ligne de négociation en argument.
Ce que la vente vous rend, en réalité
Le chiffre qui manque à votre question est celui-là. Vous avez engagé 28 000 € d'apport et 18 705 € de frais d'acquisition, soit 46 705 €. Une vente affichée 225 000 € commission comprise, avec un mandat à 5 %, laisse 214 286 € nets ; après remboursement des 166 943 € de capital restant dû au bout de cinq ans sur un prêt de vingt ans, il vous revient 47 343 €.
Vous retrouvez donc votre mise à 638 € près. Ce que l'opération ne rend pas, ce sont les 10 112 € d'intérêts payés en cinq ans, soit 169 € par mois pour être logé là où le même appartement se loue 1 036 €. Sur un prêt de vingt-cinq ans en revanche, la même vente ne laisse que 36 254 €, 10 451 € de moins que la mise : le capital s'amortit plus lentement, et c'est la durée de votre prêt, bien plus que le prix affiché, qui décide du résultat.
Dans l'ordre, donc. Relisez votre offre de prêt, durée et clause de transfert. Réclamez au syndic le montant des travaux votés ou devisés. Faites inscrire la régularisation du sanibroyeur à l'ordre du jour de l'assemblée. Affichez un prix ensuite seulement : 224 910 € en est le point de départ neutre, le devis de toiture est la seule déduction que l'acheteur saura chiffrer, et le boulevard, lui, est déjà payé.
Méthode
L'estimation applique à votre prix d'achat la variation du prix moyen au m² des appartements de Colombes entre 2021 et 2025, mesurée sur les 4 097 ventes enregistrées par les statistiques DVF de la DGFiP. C'est une variation, jamais un niveau : la moyenne communale mélange les studios et les grands logements, et les petites surfaces s'y vendent plus cher au m², si bien qu'un niveau serait faussé quand une variation ne l'est pas. Les montants tirés d'un prix ou d'un loyer au m² supposent une surface de 44 m², celle qu'impliquent 245 000 € au prix moyen de la commune en 2021 ; la remplacer par la surface réelle change ces conversions, pas la variation. Le prêt est calculé par le moteur du site à 217 000 €, 1,05 % hors assurance, soixante mensualités payées, sur les deux durées les plus courantes ; les frais d'acquisition de 2021 appliquent le taux de droits de mutation alors en vigueur dans les Hauts-de-Seine, 5,81 %.
Ce que ces chiffres ne disent pas
Nos données ne connaissent pas votre rue. La dispersion publiée descend à la section cadastrale, pas à la façade : elle donne l'amplitude de ce que l'emplacement pèse dans la commune, elle ne mesure pas l'exposition à un boulevard. Aucune donnée publique ne chiffre le bruit routier, et aucun diagnostic obligatoire ne le mesure. Le prix de vente réel dépendra surtout du montant de la toiture et du ravalement, que seule votre copropriété connaît. Enfin la durée de votre prêt n'est pas connue : entre vingt et vingt-cinq ans, elle déplace le capital restant dû de 11 089 € à cinq ans, et c'est elle, plus que le prix affiché, qui décide de ce que la vente vous laisse.
Sources
- Demandes de valeurs foncières (DVF) — prix des ventes réellement signées, janvier 2021 à décembre 2025 — DGFiP, via data.gouv.fr, relevé le 18/08/2026
- Carte des loyers — indicateurs de loyers d'annonce par commune, 3e trimestre 2025 — ANIL et ministère de la Transition écologique, relevé le 18/08/2026
- Règlement sanitaire départemental des Hauts-de-Seine — article 47, cabinets d'aisances comportant un dispositif de désagrégation, et article 160, pénalités — Préfecture des Hauts-de-Seine et ARS, relevé le 18/08/2026
- Article 25 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 — autorisation des travaux affectant les parties communes, au b — Légifrance, relevé le 18/08/2026
- Article 42 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 — prescription des actions personnelles, par renvoi à l'article 2224 du code civil — Légifrance, relevé le 18/08/2026
- Article 14-2-1 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 — cotisation minimale au fonds de travaux, 5 % du budget prévisionnel et 2,5 % du plan pluriannuel — Légifrance, relevé le 18/08/2026
- Décret n° 67-223 du 17 mars 1967 — article 6-2, répartition des appels de fonds entre vendeur et acquéreur — Légifrance, relevé le 18/08/2026
- Vente d'un logement en copropriété — documents à remettre et information de l'acquéreur — Service-Public, relevé le 18/08/2026
- Plan pluriannuel de travaux en copropriété — Service-Public, relevé le 18/08/2026
Cet article a été rédigé puis publié automatiquement par un système d'intelligence artificielle à partir des sources vérifiées citées ci-dessus sans que cela nuise à l'intérêt ou à la qualité de ce contenu. Toutefois si vous relevez une erreur factuelle, merci de nous la signaler.
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